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Dieux

Apollon

 

Apollon est le Dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c’est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Apollon est le fils de Zeus et d’une Titanide, Léto. Il a pour sœur jumelle Artémis. Léto parcourt la mer Egée, cherchant un asile pour son fils. Aucune île ni presque’ île n’accepte d’accueillir Apollon. Léto gagne finalement l’île de Délos, qui refuse d’abord, de peur que le Dieu ne la méprise ensuite à cause de l’âpreté de son sol. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l’île accepte aussitôt.   Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithye, déesse des accouchements, qui reste sur l’Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithye et de lui remettre un collier d’or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon et à Artémis, en un jour qui est le septième du mois. Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d’immortel ; il réclame ses attributs, la lyre et l’arc, et affirme ses pouvoirs.

 

Poséidon

   Poséidon est le dieu des mers et des océans.Il est aussi le dieu des marins, ils le surnomaient Poséidon Pontios (« de la mer »).  Il se surnomme aussi « l’ébranleur de sol ».Il est le fils de Cronos et de Rhéa ,

Ses principaux frères et sœurs sont : Hadès, Zeus, Héra…

Ses signes sont : les chevaux, les taureaux et le trident (forgés par ses fils, les Cyclopes).Poséidon eut de nombreuses compagnes, en voici quelques unes :

Femmes                       enfants
Amphitrite Triton, Benthésicymé, Rhodé
Amymone Nauplios
Arné Eole et Béotos
Aphrodite Hérophilos, Rhodos
Argioné Cercyron
Céléno Nyctée, Lycos, Euphémos
Céroessa Byzas
Chioné Eumolpos, Erginos
Clito Atlas, Gadir
Déméter Despina, Arion
Ethra Thésée
Europe Euphémos
Gaia Antée, Orion, Charybde, les Telchines
Iphimédie Les Aloades
Libye Bélos, Agénor, Lélex
Lysianassa Busiris
Méduse Pégase, Chrysaor
Mélantho Delphos
Molioné Les Molionides
Nais Glaucos
Péro Asopos
Phénice Protée
Pitané Evadné
Théophanée Chrysomallos
Thoosa Polyphème
Thronia Abdéros
Tyro Pélias, Nélée
? Cymopolée

 

Il s’installe dans un palais sous la mer Egée.

Son char est tiré par les Tritons. Il est escorté par les Néréide

Poséidon vivait dans un palais de corail et de pierres précieuses. Il y gardait un char d’or et des chevaux blancs.

 

Le Dieu Chaos

Au début, c’est le Chaos qui règne. Le Chaos est une matière sans forme.  La Terre n’existe pas.

Selon la Théogonie d’Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), l’Érèbe (les Ténèbres souterraines) et Nyx (la Nuit). Dans la phase suivante de la Création, Gaïa devait donner naissance Ouranos (le Ciel) et à Pontos (les Flots).

Comment naissent-ils ? Nul ne le sait.

Toujours est-il que, de l’union de la Nuit et d’Erèbe, naissent le Jour, la Lumière, la Ruine, la Mort, la Souffrance, la Tromperie et la Discorde.

 

De la Discorde naissent le Meurtre, le Carnage, le Crime et le Combat.

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages volontés.

De Chaos naquirent l’Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux.

Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses.

Sans l’aide d’Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. »

 

 

 

Dionysos: dieu de l’ivresse et des arts

 

Un peu d’histoire :

Dieu de la vigne et du plaisir de boire, Dionysos, que les romains appellent Bacchus, provoque l’ivresse. Le Dionysos de la mythologie est encore plus inoffensif que le sympathique vieil homme au gros ventre, coiffé de feuille de vigne, un verre de vin à la main, que l’on voit sur certaines étiquettes de bouteilles ou sur l’enseigne de bras à vin. Revenu de chez les morts, c’est un dieu libérateur, et son côté animal fait que les êtres humains comme les bêtes s’identifient  à lui. Dieu de l’ivresse et de l’obscénité, à la fois cruel et  plein de joie, il est l’ennemi de ceux qui aiment l’ordre, qu’il surprend, en leur révélant leur avidité cachée, et fait sombrer dans la folie.

DROLE DE NAISSANCE :

Sémélé attendait un enfant. Avant que son corps ne se consume, Zeus eut le temps de lui arracher le nouveau-né à venir et, pour le dissimuler à Héra, il enfouit dans sa cuisse. C’est de là que Dionysos naquit lorsque le moment fut venu. Restait à assurer la sécurité et l’éducation du jeune dieu. Zeus le conduisit sur le mont Nysa, où il le confia aux nymphes en leur demandant de l’élever. Dionysos grandit dans une grotte, parcourant les forêts et les vallées coiffé de lierre et de laurier.

 

Les voyages de Dionysos :

Dionysos était un dieu voyageur. Il ne possédait pas de sanctuaire organisé ; sa place était dans la nature et il parcourait le monde. Son culte se répandit ainsi dans toute la Grèce d’abord, en Trace, en Béotie, en Attique, puis dans l’ île et même dans l’Orient lointain. Il séduisit des filles de roi, sema la folie et le désordre sur son passage et punit ceux qui s’opposait à son  exubérance. Et surtout, il offrit aux hommes un formidable cadeau : le raisin  qui permet de fabriquer le vin qui provoque l’ivresse.

 

La carte d’identité du dieu dionysos :

Nom du dieu en Grec : Dionysos

Nom du dieu en Latin : Bacchus

Nom de son père : Zeus

Nom de sa mère : Sémélé

Profession : Il est dieu de la végétation et en particulier de la vigne et du vin ainsi que l’ivresse

Emblèmes : le Thyrse

Principaux lieux de culte : Athène (théâtre de Dionysos), Eleusis, Smyre, Ephèse.

 

HADES OU LE DIEU DES ENFERS

1)Qui est Hadès ?
2)Généalogie de Hadès
3)Géographie des Enfers

1) Le dieu Hadès est le seigneur des enfers et est le fils de Saturne (en grec Cronos qui veut dire « temps ») et de Rhéa, sa sœur. Il est le frère de Hestia, déesse du foyer et du feu sacré, Héra, déesse du mariage et femme de Zeus, Poséidon, dieu de des mers et des océans et Zeus roi des dieux et grand séducteur. Ses attributs sont la corne d’abondance qui est souvent représentée sur ses statues, le trône, le sceptre à deux fourches et le cerbère (chien à trois têtes) gardien des enfers.

 

 

 

 

 

Hades et ses attributs

 

2) Tableau généalogique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3) Géographie des Enfers

 

 

a) Les Enfers sont entourés par le Styx et sont composés de 4  grandes régions : L’Erèbe, où  les morts réparaient temporairement leurs pêchés,   Les Champs Elysées : L’équivalent du paradis pour les chrétiens, le Tartare : C’est là qu’étaient renfermés les Titans, les Géants et les anciens dieux chassés de l’Olympe par les dieux régnants et victorieux ; c’est là aussi que se trouvait le palais du roi des Enfers. Il y a aussi des petites régions qui classent les défunts selon la façon de leur décès : Champ des guerriers, Champ des larmes, Les suicidés, les innocents, condamnés à mort L’Enfer des méchants est le lieu qui renferme les âmes les plus criminelles. C’est un endroit où règnent torture et cris de douleur.

Composée de plaines arides et d’étangs glacés, cette région était un lieu où les âmes étaient plongées tour à tour dans des lacs d’un froid ou d’une chaleur extrêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

b) Leur entrée se trouvait dans les antres voisins du cap Ténare, au sud du Péloponnèse ; les Romains en supposaient d’autres plus rapprochés d’eux : par exemple, les gouffres du lac Ave.

Mais ces entrées étaient tellement nombreuses que l’on ne savait pas si elles existaient toutes voire si elles existaient tout court.

De toute façon, les Enfers et ses entrées restent un mythe car l’on ne sait pas s’ils ont existé.

 

 

Asclépios

Asclépios était le Dieu de la médecine dont les attributs étaient : le serpent, le coq et la coupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La jeunesse d’Asclépios :

Asclépios, qui deviendra un personnage important dans la mythologie grecque, a bien failli ne jamais connaître la vie. En effet, fils d’Apollon et de Coronis, la jeune femme eut une aventure extraconjugale avec Ischys.

Apollon grâce à son don de divination, eut comme un doute et envoya une corneille blanche afin d’espionner son épouse. L’oiseau revint avec une mauvaise nouvelle, selon laquelle Coronis lui était infidèle. Furieux, Apollon s’en prit tout d’abord à l’oiseau qu’il maudit et qui depuis ce jour revêtit un plumage noir. Puis il se vengea en tuant l’amant Ischys. Enfin, il finit par tuer sa femme qu’il brula sur un bûcher. Mais alors que Coronis s’embrasait, Apollon remarqua qu’elle était enceinte. Alors de justesse il arracha le bébé de son ventre avant qu’il ne soit trop tard.

Le petit Asclépios fut recueilli chez un berger. Puis Apollon le confia au très sage Chiron, le centaure, qui lui apprit l’art, la littérature, les sciences mais surtout la médecine.

 

 

Asclépios, un médecin aisé

Alors qu’il est adulte, Asclépios exerce son métier de médecin avec facilité. Il trouve aisément les maladies et parvient à les guérir. Face à une telle connaissance médicale, la déesse Athéna donne deux fioles au brillant médecin.

Celles-ci contenaient le sang qu’elle recueillit lors de la bataille contre la méduse. Le sang du côté gauche était un violent poison et du côté droit était un remède ramenant à la vie.

Asclépios fit bon usage de ces fioles : il conserva précieusement celle empoisonnée et utilisa l’autre pour ramener les morts à la vie. Ainsi il réanima des centaines de gens, rendit le sourire aux familles en deuil, tout le monde était reconnaissant envers ce médecin.

Mais Hadès, le Dieu des morts, n’était pas de cet avis. Il ne recevait plus personne dans son royaume. Il rendit visite à Zeus, pour lui exprimer son mécontentement et lui rappeler que si le médecin continue, l’ordre de la vie, de l’humanité sera fortement perturbé. Sur ces mots Zeus foudroya le médecin. Apollon qui apprit la nouvelle rentra dans une rage folle. Il tua donc les Cyclopes (ceux qui avaient forgé la foudre de Zeus). Le dieu s’apprêta à envoyer Apollon définitivement dans le Tartare. Mais un accord évita toute tragédie et Zeus envoya Apollon servir d’esclave pendant un an au roi Admète.

Cependant, Zeus prit conscience de ses actes et estima qu’au fond Asclépios était quelqu’un de bien. Ce n’était pas un être qui cherchait à surpasser les Dieux mais simplement à faire le bien.  Alors le Tout Puissant va lui accorder une grande faveur, il va transformer le médecin en Serpentaire (une constellation). C’est ainsi qu’Asclépios devint immortel, sous la forme d’un serpent.

 

 

Aujourd’hui que reste-t-il d’Asclépios ?

Pour Asclépios, le serpent représente le symbole même de la résurrection. En muant, le serpent est le seul à connaître une sorte de renaissance et cette même renaissance était le but premier d’Asclépios. C’est pourquoi aujourd’hui nous voyons souvent sur les pharmacies ou sur les ordonnances un serpent entourant un bâton avec au bout un miroir. Le bâton représente un caducée et le serpent le symbole d’Asclépios et enfin le miroir, la prudence, chose que chaque médecin doit respecter lors de ses fonctions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Asclépios, étant un des dieux les plus populaires, il avait plusieurs sanctuaires lui appartenant comme le sanctuaire d’Epidaure. La légende disait qu’il fallait dessiner sur tablette la partie du corps que l’on voulait guérir et la déposer dans le bâtiment devant le sanctuaire d’Epidaure, tout en priant.

 

 

Arès

Arès est le dieu de la Guerre offensive et de la Destruction, dans la mythologie grecque. Il est représenté en guerrier. Fils de Zeus et de Héra, il est assimilé à Mars chez les Romains. Il est placé dans le panthéon des douze grands dieux de l’Olympe, cependant sa place est limitée dans les mythes. Il apparait souvent dans des récits de guerre. Il serait au côté des troyens pendant la guerre de Troie. Halirrhotios, fils de Poséidon, viole la fille d’Arès, Alcippe. Arès furieux tua Halirrhotios et fut jugé devant le tribunal des dieux olympiens sur la colline qui prendra son nom, Aréopage. Cependant il est acquitté mais doit servir parmi les mortels. Il va au combat accompagné de sa sœur Éris (la Discorde), ses fils Déimos (la Terreur) et Phobos, ainsi que d’Ényo, déesse des Batailles. Lui-même est souvent appelé Enyalios, « le furieux ». Traditionnellement, les Grecs interprètent son nom comme un dérivé du mot « tueur ». Ses épithètes laissent peu de doute sur sa personnalité : « insatiable de guerre, assailleur de remparts, destructeur de cités, pourfendeur de boucliers, meurtrier, buveur de sang, porteur de dépouilles, fléau des hommes ».

Certain de ses enfants sont des fous : Phlégias, qui tente de se venger d’Apollon, lequel vient de tuer sa fille Coronis ; Térée, persécuteur de Philomèle et Procné ; Diomède, qui nourrit ses cavales de chair humaine ; Cycnos, qui défie en duel Héraclès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arès est aussi le dieu vengeur. En tant que tel, son nom est utilisé dans les serments solennels. C’est, par exemple, le cas dans le serment prêté par les jeunes Athéniens pendant leur éphébie.

 

Sa résidence préférée est la Thrace. Les Thraces, pour les Grecs, étaient un peuple guerrier et batailleur. Il est également révéré en Colchide : la Toison d’or se situe dans son bois sacré et la plaine qui l’entoure porte son nom. Les Amazones lui ont également bâti un temple à proximité. Selon Hérodote, Arès est l’un des dieux préférés des Scythes, qui lui vouent des statues et des sanctuaires.

 

En Grèce, il n’a que peu de lieux de culte. Une fontaine lui est consacrée à Thèbes, en souvenir de la légende de Cadmos, qui avait semé là les dents d’un dragon, fils d’Arès, qui donnèrent naissance aux Spartes. Par la suite, Cadmos fait la paix avec Arès en épousant Harmonie, fille du dieu et d’Aphrodite, avant de fonder Thèbes. La métaphore est transparente : la fin des guerres apporte l’ordre et l’harmonie, et permet la fondation de la cité.

 

C’est surtout à Sparte qu’il fait l’objet d’un culte. Les éphèbes lui sacrifient un chien à Thérapné, en Laconie. À Géronthrai, située au nord d’Hélos, toujours en Laconie, il est célébré dans des fêtes excluant les femmes. À Sparte même, un sanctuaire lui est dédié sous le nom d’Arès Théritas, c’est-à-dire « le sauvage », épiclèse parfois rattachée à Théra, sa nourrice.

 

En Attique, il possède un sanctuaire à Acharnes. Une stèle, actuellement conservée à l’École française d’Athènes, reproduit sans doute la statue du culte. Au Ier siècle, le sanctuaire est transféré sur l’Agora d’Athènes et une nouvelle statue est érigée, dont l’Arès Borghèse est sans doute une copie.

 

À Tégée, en Arcadie, les femmes le célèbrent dans des fêtes qui leur sont réservées, et commémorent leur vaillance contre les Spartiates. Près de Trézène, un sanctuaire lui est consacré en souvenir des Amazones, ses filles. À Athènes, il est vénéré en association avec Aphrodite. Enfin, il a des temples à Argos et Salamine.

 

Au total, sa place dans la religion grecque antique est bien loin d’égaler celle de Mars chez les Romains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tête d’Arés casquée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Statue d’Arès avec son bouclier

 

Lexique :

Éphébie : Système de formation militaire, au passage vers l’âge adulte, propre à certaines cités de la Grèce antique.

 

 

 

 

 

 
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