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Société

La famille en Grèce et à Rome

 

Le pater familias  à Rome

Le pater familias est la personne au sein, de la familia (branche de la gens) qui a  le plus d’autorité. Le pouvoir du pater familias s’appelle  potestas. Parmi ses pouvoirs ont peu citer: vitae necisque potestas, le pouvoir de la vie et de la mort de sa femme, ses enfants et de ses esclaves. Il y a aussi jus occidiendi, le pouvoir de tuer sa femme ou son amant en cas d’adultère.   Il a le pouvoir de vie ou de mort sur ses fils, ses filles, sa femme et ses esclaves. Il est le centre politique de la famille. Ce n’est qu’à sa mort que son fils lui succédera ce qui favorise le parricide.  Seul un citoyen romain (donc pas de femme ni de mineur) peut être pater familias.

Le pouvoir du père de famille en Grèce

Le père est le chef de la famille. Il dispose d’une autorité absolue sur tous ceux qui constituent son oikos (son domaine). Lui seul peut décider du mariage de son fils mineur ou de sa fille. Il dispose à son gré des biens de la famille. Il doit également entretenir ses vieux parents et veiller à leur donner des funérailles selon les règles. Le chef de l’oikos n’a pas le droit d’éloigner de la famille ceux qui sont malades ou qui ont perdus la raison.

La mère de famille à Rome

A Rome la femme ne possède aucun droit politique ou judiciaire. Mais souvent ?elle peut influencer son mari ; Lors de sa vie, la femme porte différents noms :

Infantia :petite enfance0-7 ans

 

Pueritia :Enfance7-17 ans Adulescentia :Jeunesse17-30 ans Juventa :

Force de l’âge

30-45 ans

 

Senecta :Vieillesse45-60 ans
Puella :Enfant / jeune fille Adulescens :Jeune hommeOu jeune femme Juvenis :Homme ou femme dans la force de l’âge Senior :Homme mûr
Infantis :Petit enfant bébé Junior : jeune homme devenu citoyen. Senex :vieillard
Virgo : jeune fille non-mariée.Uxor : épouse.Matrona : épouse et mère.

 

Anus :Vieille femme qui ne peux plus avoir d’enfants.

La mère de famille en Grèce

Comme dans nombre de civilisation, la femme ne jouit d’aucune liberté et est placée sous l’autorité de son mari ou de son père. La femme surveille le travail des servantes et des esclaves.

Dans les milieux plus pauvres , les femmes sont obligées de travailler. Elles sont souvent recrutés en tant que nourrices.

 Les enfants à Rome

A Rome, les garçons sont éduqués à l’école à partir de 7ans. Ils apprennent à lire, écrire, compter jusqu’à 11ans sous les ordres du maître d’école qui les frappe grâce à sa férule quand ils sont désobéissant. Après et pendant 4 ans ils vont apprendre à parler correctement le latin et le grec.

Les filles apprennent les fonctions qu’elles devront assumer en tant que matrone auprès de leur mère.

Les enfants en Grèce

A l’âge de sept ans, le garçon grec  commence l’école. Jusqu’à 10 ans il suit des cours pour apprendre à lire, écrire, compter…

La fille, elle, reste à la maison pour y apprendre les tâches ménagères. Parfois, dans les familles riches,  elles apprennent à lire et à écrire.

Après 10 ans et pendant deux ans, il suit des cours pour apprendre à chanter, à jouer de la lyre et de flute. Quand il a fini cet enseignement, l’adolescent s’entraine à la palestre : Il pratique des sports tel que la lutte ou la course.

Source : « La Grèce Ancienne» d’Hélène Montardre.

Citoyen athénien

Pour être un citoyen athénien il faut avoir fait deux ans de service militaire, et être né d’un athénien. Le citoyen est servi par des esclaves, et choyé par les femmes de la maison. La citoyenneté à Athènes était avant tout un privilège. Un Athénien, tout au long de son existence, devait consacrer une grande partie de son temps à la vie politique. Il ne s’agissait pas seulement de participer à des élections mais de gouverner effectivement et directement sa cité. Il fallait assister aux séances de l’Assemblée du peuple quatre fois par mois et, le Conseil des Cinq-Cents étant renouvelé tous les ans.Tant qu’il est jeune, il peut aller s’adonner à des exercices sportifs à la palestre, se faire masser, se doucher…S’il est vieux, il peut aller admirer les jeunes gens dans leurs activités sportives.

 

 

 Les femmes et les enfants

Les femmes ne sont pas considérées comme citoyennes, elles sont indispensables dans la transmission de la citoyenneté. Les femmes restent dans leurs foyers et gardent les enfants de sexe masculin jusqu’à l’âge de 5ans, ils sont ensuite éduqués par leur père.Il y a environ 110 000 femmes et enfants à Athènes.La religion est la seule activité ouverte aux femmes.

Les esclaves

  

L’esclavage a été une composante essentielle du développement du monde grec antique pendant toute son histoire. Il est considéré par les Anciens non seulement comme indispensable, mais encore comme naturel. Les esclaves n’ont aucune place à Athènes, ils sont considérés comme des biens matériaux. Ils ne peuvent pas participer aux activités collectives . Ils doivent aussi défendre la ville, et s’ils le font bien, ils peuvent devenir métèques.Il y a entre 110 000 à 150000 esclaves.

 

 

 

Les coiffures Grecques

La prochaine période de splendeur dans la Grèce antique était l’époque hellénistique, qui commence à la mort d’Alexandre le Grand, en 323 avant JC. Depuis ce moment-là on peut observer, dans les images, bien conservées, des signes de cheveux frisés ou artificiels. A cette époque ont été utilisés beaucoup de types de coiffures , y compris les chignons , tresses , frange , cheveux attachés avec des diadèmes et d’autres styles comme la  » coiffure de melon  »  qui consistait à tirer les cheveux arrière avec un chignon à l’arrière de la tête , ou un style très particulier trouvé dans la sculpture d’une Aphrodite donné en 1912 au Musée de Boston par Francis Bartlett , datant de l’année 330 avant JC qui montre les cheveux attachés avec deux nœuds dans le haut de la tête . Cette sculpture a été nommée  » The Bartlett Head», et révèle une coiffure à la mode au début de la période hellénistique. Le style des hommes était également des cheveux et la barbe ondulés, qui ont été soigneusement coupés, courbés et peignés. Cette tâche était réservée aux coiffeurs. L’art de la coupe et toilettage des barbes est devenu une profession importante dans la Grèce Antique. C’est là où les premiers salons de coiffure sont nés, ils sont devenus de véritables points de rencontre, comme les clubs, pour les hommes en général, où ils ont rencontré et eu de longues conversations sur des thèmes philosophiques, politiques ou communautaires. Ces salons de coiffure étaient pour eux aussi importants que l’Agora, leur lieu public de réunion.

 

A retenir:

 

S’il y a bien une chose à retenir, c’est qu’à l’époque des gallo-romains, les boucles, les frisures et autres ondulations étaient reines ! On aimait le faste, l’opulence et la fraîcheur des cheveux bouclés. Ils symbolisaient la jeunesse ! Les cheveux raides ou se faisant rares, étaient symbole de misère et de laideur tandis que la perte des cheveux était vécue comme une abomination ! Les femmes portaient les cheveux longs. Avoir les cheveux courts était un signe distinctif imposé aux esclaves. Il arrivait que les femmes coupent leurs cheveux en signe de deuil ou bien qu’elles les recouvrent de cendre et de poussière. Parfois aussi, elles déposaient quelques mèches en offrande pour une demande particulière aux dieux. Les femmes romaines, expertes dans l’utilisation des fers à friser (déjà !), des filets, des teintures, des postiches et épingles à cheveux, passaient beaucoup de temps à se parer.

 

La nourriture grecque

Les repas dans la Grèce ancienne se composaient principalement de pain cuit à la maison, de poisson fraichement pêché dans la mer et de légumes tels qu’oignons, haricots, lentilles, poireaux et radis. Poulets et pigeons étaient élevés pour leurs œufs et la viande, et une vache ou quelques chèvres ou brebis donnaient du lait et du fromage. De temps à autre, un cochon ou une chèvre étaient abattus pour la nourriture, ou la chasse donnait un sanglier, un cerf, voire des grives. Les Grecs faisaient cuire la viande à l’huile d’olive et la parfumaient avec de l’ail et des herbes sauvages. Ils mangeaient des fruits tels que figues, pommes, poires et grenades, qu’on pouvait faire sécher pour les mois d’hiver. Quand les temps étaient durs, on se tournait vers les baies sauvages, les hérissons et même les sauterelles. Le vin  était la boisson préférée des Grecs. Il était très épais et devait être filtré, puis dilué avec de l’eau. Parfois on le mélangeait à la résine, un conservateur tiré du pin. Il se conservait pendant trois à quatre ans.

Les banquets :

 

Les banquets étaient l’un des divertissements favoris des hommes grecs. Le maître de maison invitait ses amis chez lui et ils mangeaient et buvaient, allongés sur des lits. Ces soirées étaient divisées en deux parties, le deipnon(« repas ») et le symposium(« réunion des buveurs »). Les banquets se déroulaient selon des règles bien précises. Un esclave accueillait les invités à l’entrée, leur lavait les mains et les pieds et les conduisait à l’andron (la pièce des hommes). Ils s’allongeaient sur des lits, qu’ils partageaient souvent à deux. Durant la première partie de la soirée, ou deipnon, différents plats étaient servis par des esclaves. Les mets étaient placés sur de petites tables. En général, il s’agissait de nourritures simples : des soupes de fèves, du fromage, des olives, du poisson grillé, des saucisses de porc. Le porc était la viande la plus consommée. Les convives ne buvaient pas en mangeant : on préférait faire les deux choses séparément et le vin était servi plus tard. Certains individus venaient régulièrement aux banquets sans y être invités. On les appelait parasites (littéralement « près de la nourriture »). Pour mériter leur repas, ils flattaient l’hôte et se comportaient comme des bouffons. Le mot « parasite » qui s’applique à une plante comme le gui, ou un animal, comme la puce, vivant au dépend d’une autre espèce dérive de cet ancien mot grec désignant les pique-assiettes. Les parasites apparaissent souvent dans les comédies grecques. Les invités pouvaient aussi se divertir en chantant des chansons à boire souvent grivoises, ou en jouant au kottanos (« lancer de vin »). Ce jeu consistait à projeter des gouttes de vin sur une cible telle que des coupes flottant sur l’eau. D’après certains, certains étaient aussi fiers de gagner au kottobos qu’au lancer du javelot. A la fin de la soirée, les participants étaient souvent ivres ; ils dansaient ou organisaient un kômos, une farandole bruyante dans les rues de la ville. Souvent, les jeunes gens se conduisaient mal. L’historien Thucydide a écrit qu’à Athènes les statues étaient « dégradées par les jeunes gens qui s’amusaient après avoir trop bu ».

 

Sources : « La Grèce antique », Gallimard Jeunesse

« Vivre comme les Grecs », La Martinière Jeunesse .

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Banqueteurs jouant au cottabe pendant qu’une musicienne joue de l’aulos, cratère en cloche du Peintre de Nicias (Musée national archéologique de Madrid) .

 

 

 
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